Fort de Palaiseau « Des mains ailées gîtent dans les vielles pierres »

Les journées patrimoniales sont l’occasion rêvées de rappeler à tous que le patrimoine est constitué tant de pierres et d’Histoire que de vivant, de Nature. C’est également l’occasion de constater que la notion de patrimoine est un croisement entre passé, présent et préparation du futur.

Aussi, l’action « azimutée » qui s’est déroulée aux journées patrimoniales de Palaiseau samedi 21 septembre 2019 après-midi a permis de faire découvrir dans un cadre historique en complète rénovation des mammifères méconnus, les chauves-souris.

Le site du fort de la Batterie de la Pointe est situé sur la commune de Palaiseau (En Essonne) et c’est là que se dérouleront animations et sortie nocturne à la découverte et à l’écoute des reines de la nuit.

Le fort de la Batterie de la Pointe a été construit après la défaite contre la Prusse, lors de la guerre de 1870, dans le cadre de la loi sur les nouveaux forts de Paris promulguée le 27 mars 1874.

Commencés en septembre 1874, les travaux se sont achevés en 1879.

Il constituait l’une des 22 places fortes qui ceinturaient la capitale dans le cadre du système de défense dit « Séré de Rivières ».

Après une utilisation du site dans les années 50 par le Centre National des Études de Télécommunications, il a été abandonné au début des années 80, puis acquis par la Ville de Palaiseau afin de lui préparer une vocation nouvelle ; il est en effet prévu d’en faire un centre associatif socioculturel « multi usage ».

Sa remise en état a débuté par des chantiers internationaux de jeunes puis se poursuit grâce à des chantiers d’insertion professionnelle.Il se situe dans un espace boisé de 5 Ha.

Les chauves-souris du Fort

Ce sont dans les galeries sombres et tranquilles du fort ainsi que dans les contreforts en pierres meulières que cohabitent vieilles pierres et une nature insoupçonnée.

En effet, en hiver on rencontre dans l’obscurité totale quelques espèces de chiroptères : Sérotines, Murin de natterer, Pipistrelles et plus épisodiquement des Oreillards.

De plus, un boisement plutôt jeune se développe autour de ces constructions et constitue, en période d’activité, le terrain de chasse pour plusieurs espèces de chauves-souris.

Petit rappel, le patrimoine est tout autant historique et culturel que vivant, naturel. 

Le site du Fort de la Batterie de la Pointe est l’exemple parfait d’actions collectives ayant pour objectif la fabrication d’une coexistence paisible et partagée entre entités historiques, culturelles et vivantes, grâce à l’engagement de nombreux acteurs.