NOUVEAUX DORTOIRS DISPONIBLES EN ESSONNE

Encore une bonne nouvelle pour Azimut 230. Un partenariat avec une collectivité et un site à suivre en milieu urbanisé, bienvenue à nos amies ailées dans le nord de l’Essonne.

Le Domaine de Montéclin à Bièvres.

En plein cœur de la vallée de la Bièvre, cet affluent de la Seine, le domaine se plante en plein milieu d’une forêt communale. Comprenant les vestiges d’un ancien château, n’ayant pas tenu aux bombardements de la seconde guerre mondiale, 35 hectares de forêts posent un cadre naturel entre les villes de Bièvres, Vélizy et Jouy-en-Josas.

Le Syndicat Intercommunal de l’Amont de la Bièvre (SIAB) est propriétaire du domaine.

Cette structure publique participe à la préservation de cet environnement. Mais développe également un enjeu économique et social, grâce aux activités animalières (poney club et club canin), sportives (randonnée et accrobranche) et même citoyennes (balades, peintures et naturalisme) attirés par ce poumon vert et arboré.

Concernant les chauves-souris, le contact avec le responsable technique et biodiversité au SIAB, va permettre d’améliorer la protection et les connaissances de ce taxon à l’intérieur de cette zone naturelle.

Deux sites à protéger

Dans la grande tradition des jardins à la Française, une grotte artificielle est présente dans cet espace forestier.

Une transformation s’est opérée afin de faire évoluer cette fabrique paysagère du XIXème en un abri pour des chauves souris en hibernation. Pour cela, il a fallu compléter son demi dôme ouvert qui, dans l’état, n’était pas favorable pour accueillir des populations de chiroptères.

Des travaux ont été réalisés avec pour objectif de fermer cette grotte. Permettant l’obtention d’un gîte hivernal possible, tout en conservant la structure artificielle d’origine. Simplement en la sécurisant et en la rendant habitable dans le même temps.

Au sein du domaine, il existe un ancien Chai. Ce qui veut dire que c’était plutôt le raisin qui était entreposé en vue de le transformer en vin, plutôt qu’un endroit pour la faune. Pour autant, des aménagements favorables ont déjà été mis en place. Comme des briques creuses, permettant le passage de nos petites bêtes préférées. Cependant, seules de futures prospections permettront d’affirmer la ou les présences possibles d’espèces de mammifères ailés à cet endroit.

À savoir que ces deux parties sont déjà fermées au public.

Premières résultats

Azimut 230 participe activement à un suivi scientifique du domaine de Montéclin.

Plusieurs campagnes acoustiques à base de SM4 (enregistreur acoustique sur point fixe) ont été réalisés sur le site. Même si les analyses sont toujours en cours de traitement, les premiers résultats apportent la confirmation de la présence de Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus) et de Kuhl (Pipistrellus kuhlii). Également le Murin de natterer (Myotis nattererii), Murin à moustaches (Myotis mystacinus), Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), la Noctule commune (Nyctalus noctula) et aussi la détection d’Oreillard (espèce difficile à distinguer entre le roux et le gris).

Hormis ces fréquentations et les aménagements favorisant la venue d’espèces de chauves-souris, un volet sensibilisation se fera à l’aide de panneaux d’informations. Ainsi, le grand public pourra comprendre pourquoi il y a certains types de travaux réalisés dans le domaine ou pourquoi certaines portions du site seront en accès restreints.

Alliés durables

Le partenariat entre le SIAB et Azimut 230 portera ses fruits avec le temps. Car les études sur les chauves-souris fréquentant le domaine seront suivies à plusieurs moments de l’année (prospection hivernal, analyse acoustique en été, recherche de colonies, comptage durant la période de reproduction en sortie de gîte).

Ces études permettront de meilleures connaissances sur les chiroptères de l’Essonne. Également, des réflexions sur l’avenir et une meilleure gestion en amont de la cohabitation de l’être humain et de la biodiversité locale.

À noter d’ailleurs que ce partenariat va aboutir à la signature prochaine d’une convention refuges à chauves-souris entre le Syndicat et la structure associative. Donc, une très bonne nouvelle pour ces animaux que nous apprécions beaucoup ici la nuit.